Ancienne maison de retraite des prêtres de Saint-Sulpice, ce clos du XVIIe siècle fondé par Marguerite de Valois s'est ouvert au public fin 2023 sous enseigne MGallery, à moins d'un kilomètre de Paris. Réhabilité par Jean-Michel Wilmotte, l'ensemble déploie 83 chambres et suites entre bâtisse historique et aile contemporaine, autour d'un parc d'un hectare.
À Issy-les-Moulineaux, l'ancienne maison de retraite des prêtres de Saint-Sulpice — fondée en 1606 par Marguerite de Valois — s'est muée en boutique-hôtel 5 étoiles MGallery. Jean-Michel Wilmotte a orchestré la réhabilitation des 83 chambres et suites, réparties entre le bâtiment historique et une aile contemporaine, autour d'un parc d'un hectare, d'un spa de 360 m² et d'un bar à rhums logé dans la chapelle désacralisée du domaine.
Le domaine s'étend à Issy-les-Moulineaux, commune des Hauts-de-Seine collée à la frontière parisienne, à une centaine de mètres de la station de métro ligne 12 qui rejoint directement Montparnasse, Concorde, les Champs-Élysées puis le Louvre. L'adresse — 3 cours de la Reine Margot — profite ainsi d'un accès rapide au centre de Paris tout en restant isolée du bruit de la ville dans un clos d'un hectare planté d'une centaine d'arbres et d'un potager de plus de quatre-vingts variétés.
Le concept
Le terrain est choisi en 1606 par Marguerite de Valois, première épouse d'Henri IV, qui s'y réfugie pour fuir la peste parisienne. À sa mort, la propriété revient aux prêtres de la paroisse Saint-Sulpice, qui en font une maison de retraite pour le clergé jusqu'en 2015. Sa transformation en hôtel, menée sur quatre ans par la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, la Seine Ouest Aménagement et Développement (SOAD) et la ville d'Issy-les-Moulineaux, aboutit à un ensemble de 9 000 m² organisé autour de deux bâtiments : « Margot », le corps de logis du XVIIe siècle, et « Sulpice », une aile contemporaine de quatre niveaux.
Jean-Michel Wilmotte a piloté la réhabilitation d'ensemble, tandis que la restauration de la chapelle néogothique du domaine a été confiée à Bénédicte Gécèle, architecte en chef des Monuments Historiques. Les chambres et suites, réparties entre les deux bâtisses (une dizaine dans le bâtiment historique), affichent des surfaces de 27 à 55 m² et un mobilier contemporain qui tranche volontairement avec la pierre et les boiseries anciennes.
Restauration & bien-être
Le restaurant Marguerite 1606, confié au chef Jean-Philippe Perol, propose une cuisine de bistronomie végétale nourrie par le potager du domaine. Le Bar Marguerite sert des infusions l'après-midi puis des cocktails botaniques le soir, tandis que la chapelle désacralisée du XIXe siècle abrite un bar à rhums confidentiel réunissant plus de 400 références agricoles, espagnoles et anglaises. Le spa Le Refuge de Margot (360 m²) associe bassin chauffé, hammam, sauna et salle de fitness à trois cabines de soins en partenariat avec Anne Semonin, avec un accès offert aux clients hébergés.